mercredi 21 octobre 2015

Miroir d’eau z’alouettes : (3) Feydeau et faits divers

L’avenir du miroir d’eau nantais paraît inéluctablement écrit : à deux pas du Bouffay, il sera l’exutoire naturel des pochards et de leurs prédateurs à la sortie des bars de nuit.

Plus d’un habitant du Bouffay ou de l'île Feydeau s’en réjouira. Les « débordements à répétition » décrits par Mathieu Gibet dans Presse Océan samedi dernier trouveront à s’épancher un peu à l’écart des lieux habités. Urine, vomi et flaques de sang seront dilués par l’eau du miroir. Mais, si l’on veut que celui-ci demeure un endroit où emmener enfants et touristes dans la journée, un coûteux nettoyage quotidien des espaces verts environnants s’imposera pour éliminer étrons, seringues et autres éclats de verre.

La mairie de Nantes ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas. Le miroir d’eau de Bordeaux attire les touristes le jour mais une toute autre faune la nuit. « Presque victime de son succès, ce récent "monument bordelais" fait face quotidiennement à de nombreuses incivilités et comportements irresponsables », déplore la ville sur son site web. « Très fréquents, les rassemblements festifs à même le miroir laissent souvent un triste spectacle. Pourtant, des bacs à déchets sont installés de part et d’autre du miroir d’eau et un arrêté municipal interdit formellement l’usage de contenants en verre dans ce secteur des quais. Une signalétique spécifique le souligne et la police verbalise toute personne en possession de bouteille en verre à cet endroit. Malgré ces appels répétés, les services de la municipalité restent confrontés chaque jour aux trop fréquents bris volontaires de contenants en verre sur le site du miroir. »

Nantes a voulu imiter Bordeaux en créant son miroir d’eau ? Elle l’imitera jusqu’au bout. 

lundi 19 octobre 2015

Miroir d’eau z’alouettes : (2) mouillie bordelaise

Pourquoi construire un « miroir d’eau » à Nantes ? Parce que Bordeaux en avait déjà un. Inauguré en 2006, il a été parfaitement exploité par la direction de la communication de la ville. Elle en a fait habilement un point fort du prestige et de la politique touristique de la métropole girondine. Le miroir d’eau est ainsi devenu l’image de Bordeaux la plus souvent mise en ligne sur les réseaux sociaux (qui sont généralement moutonniers…), ce qu’elle s’est empressée de souligner, provoquant ainsi un accroissement des mises en ligne ! Un peu de jobardise, un peu d’ignorance, et l’on pouvait prendre le miroir d’eau bordelais pour une première mondiale, oubliant le Taj Mahal ou Azay-le-Rideau.

Jean-Marc Ayrault, qui avait toujours ignoré la Loire, s’est montré plus sensible à l’eau façon Alain Juppé. Nantes possédait bien une avenue du Miroir d’eau sur la rive gauche de l’Erdre, du côté du port Garnier, mais ce passage tristounet bordé de garages ne pouvait rivaliser avec l’atout bordelais. Pour avoir tout d’une grande, Nantes devait posséder son miroir d’eau !

Hélas, d’autres maires suiveurs ont tenu le même raisonnement au même moment. « À se demander si ces surfaces ne sont pas devenues un tic aquatique de l’aménagement », notait Marie-Douce Albert dans Le Moniteur. Et comme Jean-Marc Ayrault n’a jamais été un rapide, Montpellier, Nice, Niort et quelques autres nous sont passés devant, si bien qu’un miroir d’eau est aujourd’hui une affligeante banalité.

Pis : il a quelque chose d’un peu humiliant. La notoriété du miroir d’eau de Bordeaux est telle que tous ses successeurs lui sont systématiquement comparés. Et jamais à leur avantage : aucun n’est aussi beau, aucun n’est aussi vaste (il est deux fois et demie plus grand que celui de Nantes).

Même sur le terrain financier, la comparaison est favorable à Bordeaux. Le miroir d’eau nantais a coûté (pour l’instant) 3,3 millions d’euros pour 1.300 m2. « En comparaison, le miroir d'eau de Bordeaux de 2.700 m2 est revenu à 6,5 millions d'euros environ », indiquait Philippe Gambert dans Ouest France en juin 2013. Un rapide calcul mental, et l’on se dit que le miroir bordelais, avec 2.400 euros du m2, bat d’un cheveu celui de Nantes, à plus de 2.500 euros du m2. Et l’on se plante, puisque le premier mesure en réalité 3.450 m2 et non 2.700, ce qui met le mètre carré à moins de 1.900 euros.


samedi 17 octobre 2015

Miroir d’eau z’alouettes : (1) tremper un orteil dans la com’

La communication de Nantes Métropole fonctionne mieux que la tuyauterie du miroir d’eau. L’inauguration de celui-ci, le 5 septembre, a attiré un vaste public sensibilisé par une campagne de relations publiques exécutée avec plus d’efficacité que les travaux eux-mêmes. Une campagne qui n’a pas reculé devant les poncifs, du genre « le miroir d’eau évoque la Loire qui coulait à cet endroit ». Miracle ! on peut marcher sur les eaux avec cette Loire de 2 cm de profondeur sans courant ni marées ! En voilà une affaire : vu la pluviométrie nantaise, des flaques de ce genre, on en dispose au moins cinquante jours par an, et dans toute la ville encore !

Ce nouveau miroir, en jouira-t-on même cinquante jours par an ? Pour l’instant, il est à sec plus souvent qu’à son tour. On dirait bien qu’il a été inauguré avec précipitation, avant qu’il ne soit vraiment terminé, histoire de pouvoir dire que les délais ont été tenus et, surtout, d’épater le peuple souverain. À attendre davantage, on risquait le ridicule : à quoi bon ouvrir une pataugeoire en novembre ? Déjà qu’on avait raté la saison touristique…

L’inauguration a donc été un succès. Mais le jeu en valait-il la chandelle ? Le miroir d’eau nous a coûté 3,3 millions d’euros :
Vu des remparts du château, le miroir d'eau n'a rien de très
remarquable. Il faut beaucoup d'imagination pour y voir une
évocation de la Loire.
la moitié d’une piscine olympique. Tout ça pour ça ? L’essentiel de la facture est sous la dalle avec une cathédrale souterraine, des pompes, des ordinateurs et 1.300 mètres de canalisations – ce qui laisse présager un coût de fonctionnement pas négligeable. En surface, en revanche, le résultat fait un peu riquiqui.

Au fond, le bassin rond de l’ancien square Élisa-Mercœur, moitié moins grand, était à peine moins spectaculaire – et si l’on veut du grand, on a ce qu’il faut avec les bassins du Tripode, 3.500 m² à eux deux contre 1.300 pour le miroir d’eau. Même les reflets du château sont un peu ratés à cause du dallage en losange qui trouble les images. Mais Nantes Métropole se contemple dans son miroir magique comme la reine marâtre des frères Grimm :
‑ Miroir d’eau, dis-moi que je suis la plus belle !
et le miroir de répondre par la voix de la direction de la communication :
‑ En cherchant à la ronde dans le vaste monde, on ne trouve pas plus belle que toi. 
 Quel talent !

vendredi 16 octobre 2015

Bolopoly (30) : like it or not, la SoNantes avance à tout petits pas

Ce jeudi, Nantes Métropole, le Crédit municipal et le Réseau des collectivités territoriales avaient invité une trentaine de monnaies locales à une rencontre au Solilab. Puisqu’on les avait fait venir, il a bien fallu leur dire où en était notre monnaie locale à nous, la SoNantes. Et avouer, comme on le notait ici la semaine dernière, que les adhérents ne se bousculent pas au portillon.

Sur Télénantes, Ange Leduc, boucher au Bouffay, considère que la SoNantes « démarre doucement, doucement » après « un engouement tout au début ». Jacques Stern, patron du Crédit municipal, affiche néamoins un large sourire. Mais son propos est plus modeste : « Sur Facebook, on est à un peu plus de 1.000 like, alors, c'est pas beaucoup, mais nos amis de Toulouse qui ont démarré il y a trois ans, trois ans et demi, ils en ont trois mille, alors bon, si on arrive à 1.000 en six mois c'est pas si mal. »

Le Sol violette toulousain a en réalité recueilli près de quatre mille like (exactement 3.796 à cette heure) sur sa page Facebook. Mais il s’agit d’une affaire associative dont les moyens techniques et financiers sont bien inférieurs à ceux de la SoNantes. Et puis, les like de Facebook sont-ils un indicateur si pertinent ? Pas vraiment, puisque le nombre réel de comptes en SoNantes est inférieur de moitié ! « Environ 500 comptes ont été ouverts », assure Frédéric Brenon dans 20 Minutes, citant le Crédit municipal : 380 comptes de particulier et 120 comptes d’entreprise. (En réalité, l’annuaire du site SoNantes ne recense que 115 « entreprises », dont une proportion non négligeable de pseudopodes municipaux.) Il est plus facile de « liker » que d’agir…

La page SoNantes comptait 1.000 like à la mi-septembre ; elle en compte 1.046 à la mi-octobre. À ce train-là, et si la proportion d’un compte pour deux like se maintient, combien faudra-t-il de temps pour atteindre l’objectif officiel de 13.000 comptes (10.000 particuliers + 3.000 entreprises) ? À peu près vingt-deux ans. C’est vraiment du long terme !

vendredi 9 octobre 2015

Bolopoly (29) : Radeau de secours pour la monnaie locale nantaise

Pour faire démarrer en flèche sa monnaie locale, SoNao avait prévu des « bons plans » ‑ des avantages offerts aux clients qui paient en SoNantes plutôt qu’en euros. Seulement neuf des 112 adhérents ont saisi l’occasion. Les SoNantais bénéficient ainsi d’une réduction de 5 % sur une coloration des cheveux à La Popotte végétale, adhérent du réseau Les Cuisiniers du cheveu, ou d’un prix de 5 euros… enfin, 5 SoNantes, pour une fiole de e-liquide à La Vape de l’île.

De toute évidence, la popotte et la vapote ne suffisent pas. On va donc tenter un autre genre de promotion en faveur de la monnaie « complémentaire » nantaise. SoNao et le Crédit municipal s’allient à la compagnie de théâtre La Tribouille pour quatre représentations d’une pièce de théâtre, du 13 au 16 octobre, au Solilab, à la pointe de l’île de Nantes. Son titre : Le Radeau de la monnaie.

Le radeau de la monnaie ? La SoNantes en serait-elle déjà là ? En réalité, bien que l’affiche indique « création », ce radeau flotte entre deux eaux depuis un bout de temps déjà. Œuvre d’un philosophe socialiste propulsé conseiller référendaire à la Cour des comptes du temps du gouvernement Jospin (la politique n’a pas que des inconvénients), la pièce avait déjà été représentée en 2007.

« À la Tribouille, on ne doit rien piger à l'économie de marché... », assure la compagnie. Mais elle apprend. Lors de la répartition de subventions aux troupes de théâtre nantaises par le conseil municipal de Nantes, en mars dernier, elle a été la mieux servie des 23 bénéficiaires. 

mercredi 7 octobre 2015

Bolopoly (28) : Les adhérents ne se bousculent pas au portillon de la SoNantes

Les promoteurs de la SoNantes avaient pour objectif de signer 3.000 entreprises adhérentes en trois ans – dont 150 dès la fin avril 2015*. Dans ce genre d’affaire, on annonce en général des chiffres très inférieurs à ceux qu’on devrait raisonnablement réaliser, histoire de pouvoir se targuer ensuite d’un succès colossal.

De fait, pour une initiative portée par Nantes Métropole, la ville de Nantes, le Crédit Municipal de Nantes, la Chambre des métiers et de l’artisanat de Loire-Atlantique, la Chambre de commerce et d’industrie Nantes Saint-Nazaire et la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS) dans une ville qui compte 25.000 établissements économiques, viser un score de 0,6 % d’adhérents pour commencer était plutôt mesquin.

Où en est-on au bout de six mois ? À 112 adhérents !

Et cette grande famille a des côtés tuyau-de-poèle. SoNao, créée par le Crédit municipal (avec une enveloppe de 2 millions d’euros) pour gérer la SoNantes en fait partie. Et aussi sa petite sœur La SoNantaise, association destinée à faire de l’animation autour de la monnaie locale. On se demande bien pourquoi puisqu'elles n'ont rien à vendre.

Pas moins de trois enseignes de la SPL Le Voyage à Nantes ‑ Les Machines de l’île, le château des ducs de Bretagne, Nantes Tourisme ‑ sont aussi du nombre. Et puis différentes organisations subventionnées ou obligées des collectivités locales sous une forme ou sous une autre comme la CRESS, la SEMMIN, l’Institut Kervégan, ADT, le CCO, Plein centre, Le Nid, L’Absence… Des fournisseurs, aussi, comme l’agence de communication Scopic, qui a pour clients la ville de Nantes, Nantes Métropole, la région, l’ORPAN, la SAMOA, et… la SoNantes elle-même.

Ainsi, quand la municipalité nantaise dit que le coût de la SoNantes se borne aux 2 millions d’euros investis par le Crédit municipal dans SoNao, il convient d’ajouter à ce budget un paquet appréciable de cotisations payées en dernière analyse par les Nantais mais qui ne leur apportent rien – en bref, du gaspillage.
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* Cet objectif de 150 entreprises à fin avril était déjà en baisse par rapport aux espérances antérieures qui étaient, d'après Pascal Bolo cité par Les Echos, de démarrer avec 250 à 300 entreprises adhérentes.

(Modifié le 16 octobre 2016)

lundi 5 octobre 2015

Mais qu’allaient-ils faire dans cette Maker Faire ? (2) Un risque de confusion des genres

Que François Delarozière et Pierre Orefice soient allés vanter à New York les prestations de leurs associations respectives, La Machine et Manaus, c’est leur affaire : ils ont quelque chose à vendre, ils font le nécessaire pour le vendre, bravo.

Qu’ils l’aient fait en brandissant l’étendard des Machines de l’île pourrait être un peu plus gênant. Certes, Les Machines sont la réalisation-phare de La Machine, et il est habituel qu’un fournisseur mette en avant ses meilleurs clients. Tout autre est le cas de Manaus : son animateur est aussi le directeur salarié des Machines, équipement touristique de la ville de Nantes. Mettre sa fonction publique au service d’un intérêt privé est un grand pas vers la confusion des genres.

Faut-il classer sous la même enseigne l’annonce par MM. Delarozière et Orefice de l’organisation en juillet 2016 d’une MakerCon et d’une Maker Faire à Stéréolux et aux nefs de l’île ? Interviewés par Emmanuel Vautier (Presse Océan du 21 septembre 2015), ils y voyaient « une reconnaissance internationale du travail réalisé à Nantes ». Mais il y a quelque chose de pas clair dans cette af-Faire. 

Maker Media, Inc., éditeur du magazine de bricolage Make: et organisateur de la Maker Faire est une société commerciale. Les organisateurs d’une Mini Maker Faire hors des États-Unis doivent obtenir une licence auprès d’elle. Et cela fonctionne assez bien : il y a eu 116 Mini Maker Faire dans le monde en 2014, et bien davantage en 2015. En mai 2015, la Maker Faire Paris a rencontré un beau succès avec 35.000 visiteurs.

Comme la Maker Faire américaine, elle a été organisée par une société commerciale. Il s'agit en l'occurrence d'Avro Tech, alias LeFabShop, qui a obtenu la licence Maker Faire pour la France entière et a vendu la Maker Faire Paris « clé en main » à la Foire de Paris. Et son intention était clairement d’en faire autant à Nantes, « en collaboration avec Les Machines de l’île », disait l’un de ses dirigeants en mai dernier, ce que confirmait Pierre Orefice, présent à la Maker Faire Paris. Le mois précédent, déjà, ce dernier avait aussi participé à la Maker Faire de Saint-Malo, également organisée par la société Avro Tech (dont l’auteur du tweet ci-dessous est le président).


N’est-il pas troublant que Les Machines de l’île collaborent à l’organisation d’une Maker Faire nantaise après que leurs co-créateurs soient allés présenter leurs prestations personnelles à la Maker Faire de New York ? Quoi qu’il en soit, en fait de « reconnaissance internationale », on se situe en réalité dans une pure démarche commerciale. Et il n’est pas certain que Pierre Orefice se soit montré très perspicace en se rapprochant d’Avro Tech : plombée par près de 500.000 euros de pertes au cours de son premier exercice, cette société créée en 2013 a été mise en règlement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Malo le 15 septembre dernier. 

samedi 3 octobre 2015

Mais qu’allaient-ils faire dans cette Maker Faire ? (1) Les créateurs des Machines de l’île à New York

Pierre Orefice et François Delarozière sont allés à New York voici quelques jours. « Nous allons participer à la ‘’Maker conférence’’ durant une semaine », ont-ils déclaré à Emmanuel Vautier (Presse Océan du 21 septembre). « L’événement réunit près de 80 000 personnes. » Cette déclaration confond deux manifestations connexes, la Maker Faire et la conférence MakerCon, mais ce n’est pas grave : les créateurs des Machines de l’île ont participé aux deux.

La Maker Faire est à l’origine une foire-exposition créée en 2006 par la société Maker Media, éditrice du magazine de bricolage Make:. Au fil des années, elle a pris de l’ampleur, devenant une sorte de concours Lépine américain, avec une orientation davantage high-tech.

La Maker Faire est une manifestation commerciale. Y être présent n’a rien de spécialement honorifique : c'est payant. Son succès lui vaut d’avoir de nombreux parrains et exposants comme Google, Microsoft, Dremel, Makeblock, Qualcomm, etc. Des bricoleurs désireux de commercialiser leurs inventions s’y montrent aussi. En marge de la Maker Faire, la conférence MakerCon (on comprend pourquoi MM. Orefice et Delarozière ne l’appellent pas par son nom) est destinée aux professionnels : fournisseurs de machines et logiciels, aspirants créateurs d'entreprise, etc.

Pourquoi Les Machines de l’île auraient-elles voulu être présentes à la Maker Faire et à la MakerCon ? Elles ne sont pas le produit d’un bricolage et n’ont rien à vendre aux bricoleurs américains. Les Machines de l’île, non. Mais MM. Orefice et Delarozière, peut-être. Car ils ne sont pas seulement les concepteurs des Machines de l’île, ils sont aussi les animateurs de deux structures de droit privé qui vendent leurs prestations : Manaus pour l’un, La Machine pour l’autre. Et justement, voici comment le programme officiel de la Maker Faire les présentait 


L’objectif commercial de François Delarozière était encore mieux explicité dans la présentation des Machines de l’île par les organisateurs : « L’atelier de la société La Machine dirigée par F. Delaroziere est le cœur des Machines. L'entreprise exporte ses spectacles dans le monde entier. » 

MM. Delarozière et Orefice auront quand même dû compacter leur argumentaire puisque leur intervention à la MakerCon était calée, en même temps que trois autres, dans un créneau d'un quart d'heure, entre 17h45 et 18h00 !

Que des entreprises nantaises cherchent à vendre leurs prestations à travers le monde, on ne peut que les en féliciter. Sous une réserve quand même : que les dépenses liées à la manifestation aient été supportées par les entreprises elles-mêmes, Manaus et La Machine, et non par Les Machines de l’île, dont les déficits sont couverts par les contribuables nantais.