mercredi 4 juin 2014

Enfin un signe de vie autour de l’Hôtel de la Duchesse Anne

Il y aura dix ans dans quelques jours, l’Hôtel de la Duchesse Anne, fierté de l’industrie touristique nantaise, était ravagé par un incendie. Depuis lors, ses ruines désolées se dressent entre la gare et le château, entre la tour Lu et la cathédrale, pénible symbole d’une ville gérée d’une main de velours dans un gant de fer. L’acte le plus énergique de Jean-Marc Ayrault, en 2011, avait été d’envoyer une lettre aux propriétaires « pour leur demander de bouger ».

L’an dernier le groupe Giboire avait apposé sur la façade ruinée un panneau disant : « Ici, le Groupe Giboire investit pour la préservation du patrimoine ». Le panneau est toujours là, Quant aux travaux, qui auraient dû commencer en octobre 2013, il ne s’est rien passé. Jusqu’à lundi dernier ‑ car on vient de poser des barrières, de déposer des matériels, dans l’intention apparente, enfin, de faire quelque chose.

Mais il ne faudrait pas en féliciter Giboire trop vite. Les travaux visent seulement à « conforter » le retour de façade rue de Richebourg. Et l’entreprise Lefèvre Rénovation (ça c’est Utile !), qui en est chargée, est mandatée par… la direction du bâti de Nantes Métropole !

Qu’en conclure ? Que Giboire a refilé le mistigri à la collectivité locale… ou bien que Johanna Rolland a su faire en deux mois ce que Jean-Marc Ayrault n’avait pas fait en huit ans ?

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Vous ne savez rien, donc. Ça valait bien de faire un article.

Sven Jelure a dit…

Je ne dis que ce que je sais, je ne sais que ce que j'ai vu. Vous l'aviez vu, vous ?

Leblanchet a dit…

Anne, ma soeur Anne ne vois-tu rien venir.
Merci Sven de nous faire part de vos observations. Car en l’occurrence il ne s'agit pas de savoir mais de voir. Un témoignage factuel constitue, dans le cadre d'un blog, une information.

Jobarde Rhollande a dit…

En pleine émotion nantaise, quand le nantais s'ébaubit devant une grand-mère géante, la CGT spectacle et les intermittents bloquent le Festival de Montpellier. Grève sélective donc, car qui pensera que Royal de Luxe n'emploie pas un maximum d'intermittents. Il doit y avoir des intérêts divergents ou des règlements plus politiques dans le corporatisme de la CGT Spectacle. Pas étonnant que les militants CGT vote à 22 % pour le FN aux européennes.