jeudi 2 mai 2013

Nantes, capitale verte : (5) histoire belge ou histoire turque ?

L’Aéroflorale stationne à Bruxelles à partir d’aujourd’hui pour vanter les mérites écologiques  de Nantes. La nouvelle passionne d’ailleurs plus la presse nantaise que les médias belges. L’engin, nous dit-on, sera ensuite à Turin du 16 au 19 mai, puis à Hambourg du 22 au 25 août, et de retour à Nantes en septembre.

Tiens, tiens, on croyait qu’il devait aussi aller à Istanbul ? « L'Aéroflorale fera escale à Bruxelles, Hambourg, Turin et Istanbul », lit-on encore à cette heure sur le site Nantes GreenCapital. En revanche, la page ad hoc du site a été blanchie ce matin* et ne fait plus mention de villes à visiter. En français, du moins, car la même page en anglais indique ceci :
On note que le premier paragraphe mentionne « quatre villes »… et que le second n’en énumère plus que trois ! Istanbul semble donc bien être passée à la trappe.

Or, on l’a dit ici il y a deux mois, l’incroyable convention passée entre Nantes Métropole et l’association La Machine exige que l’Aéroflorale visite quatre villes sous l’étiquette Nantes Green Capital. Toute ville manquante serait facturée 67.740 euros HT au contribuable métropolitain. La question se pose donc : que va nous coûter le non-voyage à Istanbul ?
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* Une page modifiée a été mise en ligne en milieu de journée. Désormais, elle n'annonce plus que trois visites, confirmant implicitement qu'Istanbul n'est plus au programme. 

3 commentaires:

Leblanchet a dit…

moins cher qu'un Arbres aux hérons, mais trop cher pour l'absence d'une ville. Dans votre post suivant, Delarozière évoque après Nantes un voyage au Sahara autour des dattes. Prenez date.
Comme vous l'avez déjà souligné, les contrats des Machines, établis par Pierre Oréfice, sont des modèles du genre. Une fois les subventions acquises, le jackpot public fonctionne à tous les coups. Preuve d'une habile ingénièrie financière dont les contribuables nantais sont les heureux bénéficiaires. Et ils en redemandent!

Sven Jelure a dit…

...et cet épisode illustre, je crois, un certain amateurisme de Nantes Métropole, qui ne parvient pas à tenir des engagements que rien ne l'obligeait à souscrire. Je ne sais ce qu'il y a de plus étonnant dans le contrat en question, entre le cynisme de l'une des parties et la jobardise de l'autre ! Il y a de l'abus de faiblesse dans l'air...

Anonyme a dit…

Ce n'est pas de l'abus de faiblesse...
Je crains que ce soit de l'abus de connerie ! Et les payeurs sont toujours les mêmes, les joyeux contribuables nantais...