lundi 19 mars 2012

Dobrée part du mauvais pied (3) : Ces budgets-là nous dépassent, feignons de les organiser

En tout état de cause, Dobrée est mal parti. Gelé en raison d'un recours des riverains contre le permis de construire, le projet est déjà en plein dérapage budgétaire. Alors qu’il était évalué à 35 millions d’euros en décembre 2008, les services de Philippe Grosvalet l’ont déjà officiellement relevé à 47 millions d’euros en « valeur actualisée fin 2014 » (sic), soit 34 % d’augmentation avant le premier coup de pioche !

Le récent dossier de presse du département en donne des explications passablement alambiquées. La facture initiale aurait été « volontairement affichée à un montant plus bas que les premières estimations dans le but d’éviter lors du concours d’architecture une dérive importante des coûts, fréquente sur des opérations de cette ampleur » (re-sic). Faut-il comprendre qu'on a organisé un gros dépassement pour éviter un dépassement plus gros encore ?

Investi dans ses fonctions le 15 mars, Patrick Porte n’est pour rien dans ce raisonnement de marchand de tapis. Mais à la place du nouveau conservateur, on se méfierait : vu son pedigree, si les choses tournaient mal dans l'avenir, il ferait un excellent fusible.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bien que les travaux n'aient pas commencé, le dépassement du budget du nouveau musée Dobrée est déjà proportionnellement supérieur à celui que la Cour des comptes a reproché au Musée national du Sport quand il était dirigé par Patrick Porte!!! La Cour des comptes a trouvé que le Musée coûtait trop cher parce que chaque objet exposé revenait à 12000€, mais à 47 M€ de budget il faudrait que Dobrée expose plus de 4000 objets pour rester sous ce montant (musée du château des Ducs de Bretagne= 850 objets exposés).