jeudi 23 juin 2011

Feu la guérite du quai Ceineray

On avait signalé ici le 14 septembre dernier le triste état de la guérite du navibus du quai Ceineray, devant la préfecture.
La mairie de Nantes n’aura tergiversé que neuf mois avant de faire un choix entre la réparation et la suppression. Elle a choisi la suppression, effective depuis quelques jours. La réparation n’aurait pas été bien lourde, mais comme l’édifice ne servait plus à rien…
Il aura été utile moins de temps qu’il n’en a passé entouré de barrières inesthétiques. Et le bilan financier de ce gaspillage reste à calculer.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Il faut être juste sur le bilan financier de l'opération. Ce projet a été un échec qui n'est pas forcément imputable aux pouvoirs publics. Utiliser les fleuves pour du transport public, ça se fait partout dans le monde, sauf...à Nantes.
Le cadencement sur l'Erdre était beaucoup trop lent pour assurer un vrai service public de transports. Mais cette lenteur était due d'abord aux associations de pêcheurs, de rameurs, "d'amis" de l'Erdre... qui ont tout fait pour imposer une vitesse la plus basse possible aux bateaux.
N'oublions pas que ces associations ont aussi lutté (sans succès heureusement) contre l'implantation de la crèche flottante. Désormais l'eau n'a plus de fonction économique, de transports...elle doit uniquement être protégée. C'est comme ça, c'est l'air du temps.

Sven Jelure a dit…

A vrai dire, j'évoquais dans ce post le coût des abris curieusement installés très peu de temps avant la suppression du service. Je pense que la disparition dudit service n'est pas seulement affaire de lenteur mais aussi de fréquence des dessertes, d'amplitude horaire et de marché visé. Pour les étudiants notamment, le tram était bien plus commode. Si le navibus était allé jusqu'à Sucé via La Beaujoire et en fonctionnant de 7 heures à 20 heures, j'imagine que son sort aurait pu être différent. Quoique... je suppose aussi que les coûts de carburant et de personnel étaient difficilement couverts au tarif des billets TAN ordinaires.
Je ne vous rejoins pas sur l'absence de fonction économique de l'Erdre, même si évidemment elle est réduite. Avec les Bateaux Nantais, les locations de barques et de nombreuses activités sportives, elle tient une place significative dans l'économie du loisir locale. En revanche, je ne considère pas la crèche flottante comme une activité "économique" : elle n'a aucun caractère fluvial et utilise l'Erdre uniquement comme du foncier. On ne peut même pas y déposer ses enfants en bateau !