lundi 29 novembre 2010

Nantes, c'est loin, vu de Guadalajara

Les Mexicains ont payé des millions pour avoir Royal de Luxe ? Peu importe, après tout, l’essentiel n’est-il pas que la gloire de Nantes (et de son maire) s’étende jusqu'aux Amériques ? Car si Nantes rémunère la troupe de Jean-Luc Courcoult, c’est en principe pour s'acheter une stature culturelle internationale.

Hélas, les retombées dans la presse mexicaine ne sont pas à la hauteur des géants. D'abord, elles sont à peine plus nombreuses que dans la presse française. Mais surtout, si elles ont bien relayé la communication de Royal de Luxe en détaillant le scénario du spectacle, c’était en présentant la troupe simplement comme une empresa francesa. Le nom de Nantes n’a presque jamais été prononcé.

De toute façon, la manifestation ne paraît pas avoir passionné les Mexicains, qui ont sans doute d’autres chats à fouetter. Google Trends ne révèle aucune augmentation significative des recherches sur « Royal de Luxe ». Les requêtes en langue espagnole, peu nombreuses, viennent moins du Mexique que du Chili, visité par la troupe en début d'année. La foule était davantage « emplie de bonheur » que de curiosité.

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